Préfiguration du Pôle Régional Invertébrés
06 61 33 64 56

Un Pôle Invertébrés : pour quoi faire ?

Un Pôle Invertébrés : pour quoi faire ?

Depuis janvier 2018, l’association Flavia APE met en place le Pôle régional « Invertébrés » conjointement avec la DREAL et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Des missions multiples pour le Pôle

Le Pôle Invertébrés en préfiguration a pour objectif d’optimiser le travail effectué dans la région sur la faune invertébrée, et mobiliser au mieux l’ensemble des connaissances et compétences des partenaires régionaux. Ses missions comptent notamment :

Logo pôle invertébrés
  • Mettre en lien les acteurs travaillant sur les invertébrés de la région
  • Mutualiser les connaissances et les compétences des différents acteurs
  • Produire des analyses, des synthèses, et des états des lieux sur les connaissances actuellement disponibles sur la faune invertébrée en région
  • Coordonner les actions sur la faune invertébrée
  • Constituer un portail d’information facile d’accès pour tous ceux qui le souhaitent

Il devra ainsi répondre concrètement à des besoins exprimés par les différents acteurs impliqués dans la la gestion de l’environnement, de l’aménagement et de la politique !

Des connaissances : pour quoi faire ?

L’une des missions du Pôle Invertébrés sera la gestion et la mise en commun des connaissances. Mais à quoi servent concrètement ces connaissances ?

Sans connaissance, on est voués à l’échec, à faire des erreurs, faire disparaitre des espèces (…) dont dépend parfois la survie du milieu

(Thomas Darnis – Office National des Forêts)

La connaissance est en effet un préalable à la gestion de l’environnement, à la pratique de certaines activités telles que l’apiculture, ou encore à la conciliation entre activités humaines et préservation de la biodiversité. Le Pôle Invertébrés, en mutualisant et rediffusant les connaissances acquises par chaque membre du réseau, facilite cet accès à l’information.

Où en est la connaissance sur la biodiversité en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Les acteurs travaillant sur la biodiversité, et notamment sur la faune invertébrée, sont bien plus nombreux qu’on ne pourrait le penser. Chercheurs, bureaux d’études, associations, collectivités, réserves naturelles, Parcs nationaux, Parcs Naturels Régionaux, experts indépendants… de nombreux professionnels et bénévoles travaillent sur une même problématique, mais tous ne se connaissent pas forcément.

Dans cette situation, chacun ne connait pas les compétences des autres, ni les connaissances disponibles dans la région… aboutissant dans certains cas à des travaux redondants. Afin d’optimiser la préservation de la biodiversité, de plus en plus perçue comme une urgence, il est important de créer du lien au sein du réseau et d’identifier les connaissances et les compétences de chacun pour mieux les exploiter. C’est l’une des missions du Pôle Invertébrés en préfiguration.

Il reste encore énormément de lacunes sur la connaissance de la biodiversité en général, et notamment sur le fonctionnement des écosystèmes

(Yoann Bressan – ONCFS)

Quel état des lieux pour les connaissances ?

Actuellement, aucun état des lieux ne pourrait être produit sur les invertébrés, tant les sources d’informations sont nombreuses et dispersées au sein du réseau. La seule chose clairement identifiée est donc l’hétérogénéité des connaissances acquises sur les différents groupes de la faune invertébrée.

En effet, l’état des connaissances est très variables selon les groupes que l’on considère. Pour certains taxons (vers de terre, escargots etc), les connaissances actuelles ne permettent pas de savoir quelles sont les espèces qui nous entourent. Pour les groupes les mieux connus tels que les papillons diurnes et les libellules, nous connaissons globalement les espèces, leur répartition et leur période d’activité. Enfin pour quelques rares espèces, nous connaissons de manière plus précise les besoins, les menaces, et les manières permettant de préserver l’espèce.

Pour autant, les connaissances sur la biodiversité, et notamment sur les invertébrés, sont nombreuses. Mais la diversité d’espèces et la complexité des relations entre elles sont telles, qu’un travail colossal reste à faire pour comprendre tous les processus et connaitre toutes les espèces qui partagent notre environnement, et bien souvent nous rendent service.

Prendre en compte les impacts réciproques entre activités humaines et biodiversité

Disposer des connaissances est un préalable indispensable à la préservation. Afin de répondre au mieux à ce préalable, de nombreux partenaires ont choisi de s’impliquer dans la démarche du Pôle Invertébrés, en mettant à la disposition de tous leurs connaissances et leurs compétences.

Pour autant, cette connaissance reste un préalable, et non pas une finalité. Il est donc important d’exploiter ce savoir pour concilier au mieux les activités humaines et la préservation des espèces.

Gestion de la nuisance des espèces sur les activités apicoles et agricoles. Prise en compte de la biodiversité dans l’aménagement du territoire. Impact des activités de loisir sur les espèces… Nombreux sont les cas où la biodiversité doit être prise en compte pour orienter nos choix et nos pratiques. Or ce travail implique de nombreux secteurs d’activités, et repose à la fois sur les associations sportives, les politiques, les entreprises privées, les aménageurs, le grand public etc. Il est donc essentiel que le Pôle s’adresse à l’ensemble de ces acteurs !

Susciter l'intérêt pour la biodiversité

La biodiversité est un patrimoine commun, et sa préservation ne doit pas être une affaire de spécialistes. En effet, chaque citoyen doit pouvoir s’approprier la biodiversité et en tenir compte dans ses actions, personnelles ou professionnelles.

Afin de faciliter cette intérêt et cette appropriation par tous, notre réseau de partenaires a choisi de rendre disponibles de nombreuses connaissances sur la faune invertébrée par le biais du Pôle et de ses outils en ligne. En plus de cette ouverture des données, le Pôle et ses partenaires œuvrent au quotidien pour accompagner les projets, et sensibiliser un maximum de citoyens aux problématiques environnementales.

Si vous souhaitez, vous aussi, participer à l’amélioration des connaissances sur la biodiversité, de nombreux programmes de sciences participatives sont en cours partout en France et dans la région.

Ces vidéos ont été produites dans le cadre du séminaire sur la connaissance de la biodiversité, organisé le 11 avril 2019 par la DREAL et le Conseil Régional.